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site le 25/09/2002
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20 novembre 1909 dernier eu lieu, devant une foule énorme, l'inauguration
des nouvelles arènes de l'esplanade Bab-el-Oued , à Alger. ------Toréador, prends garde à toi ! ------Ce n'est pas seulement un oeil noir qui te regarde, nos Carmen algéroises, toutes aussi farouches que leurs sueurs de Madrid et de Séville, ont leurs prunelles ardentes fixées sur toi Prends garde, Torerito ! Prends garde aussi Chispa ! ------Assurez bien vos épées, vaillants matadors, et bientôt les applaudissements d'une foule en délire salueront vos exploits. ------Les deux novillada intégrales, qui ont servi d'inauguration aux Arènes de Bab-el-Oued, avaient réuni tout ce qu'Alger compte d'aficionados. ------Et si Torerito ne fut pas toujours très heureux, par contre, Sebastian Sylvan Chispa se révéla remarquable espada et conquit, par deux fois, les honneurs de l'oreille. ------Une cuadrilla, complétée par deux réputés picadors, Carlos Magno et Mariano de Sesma, combattit avec art de superbes toros andalous ; ce fut tout un régal de suertes savantes. ------Avec un soin jaloux, la Direction des nouvelles Arènes avait tenu à donner des courses aussi brillantes que celles courues en Espagne ou dans le Midi de la France ; ses efforts ont été couronnés de succès, nul doute qu'elle cherchera à faire encore beaucoup mieux. ------Mis pour tous ces fils d'Espagne .... ces enfants de Catalogne, des Baléares ou d'Andalousie, qui n'avaient pas eu le temps d'oublier les passions du pays natal, la grande, l'irremplaçable attraction, c'était la course de taureaux. " Les Arènes " occupaient l'emplacement du marché moderne. C'était, disent les anciens, "un grand trou qui allait depuis la POMPE jusque CHEZ GRAS " ; le public s'asseyait sur les pentes. Les " Toros " étaient lâchés au fond du trou. Et sous une lumière plus transparente encore que celle d'Espagne sous un ciel plus léger au fond duquel chantaient les grâces un peu mièvres de la Méditerranée, se déroulaient les phases du terrible jeu du sang, du soleil et de la mort... |
------La majestueuse
cérémonie d'un rite aux arcanes compliqués que les
barbares jugent cruel niais qui est un reflet somptueux et farouche de
l'âme d'un peuple qui a su élever à la fois le goût
et le mépris de la mort au rang d'un art. Jean-Marc LABOULBENE |