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--------N'ayant
rien trouvé sur ce lycée "Gautier", je me suis
permis de "piquer" ce morceau à Jean-Charles Humbert,
"Alger de ma Jeunesse, 1945-1962", aux éditions Jacques
Gandini, (grâce lui en soit rendue), 7 rue de la Roquebillière,
06359 Nice Cedex 4.Les
digressions en couleur sont les miennes.
--------Le lycée Emile-Félix
Gautier, du nom de ce géographe saharien, ancien petit lycée
(par
opposition à "Grand Lycée",Bugeaud) de
Mustapha, avait un air plus famille et, quand on l'avait connu par deux
fois, on s'en souvenait mieux forcément.
---------Une bâtisse sans style, un
quadrilatère banal (
pas comme Bugeaud alors!) dont l'entrée n'avait rien d'intimidant,
(tandis
que celle de Bugeaud, aoua!) une sorte d'aquarium dont le hall
donnait, à droite, sur les bureaux de l'administration, (à
Bugeaud, plusieurs bureaux) proviseur inclus et à gauche,
sur la conciergerie. Sur l'un des murs, une plaque portait les noms des
anciens élèves morts pour la France. Le dernier nom figurant
sur la liste était celui de Jean Vogt. On franchissait ce hall
et l'on accédait à la (la?
les à Bugeaud) grande cour plantée d'arbres. À
gauche, un bâtiment à deux étages avec, au rez-dechaussée,
la vie scolaire, le censorat et le surveillance générale
; à droite, un bâtiment identique avec les classes et la
salle des professeurs. En face, les salles de sciences naturelles et quelques
salles de classes. Le réfectoire était relégué
au fond d'un long couloir. Une sorte d'annexe fut construite plus tard
pour accueillir le premier cycle de la sixième à la troisième,
augmentant la capacité du second cycle. Pour les élèves,
cet univers était agréable et convivial au point que certains
paraissaient ou étaient à peine moins âgés
que leurs profs ! Cette ambiguïté prouvait, en tous cas, que
les études étaient assez passionnantes pour y passer une
bonne partie de sa vie. Il n'était pas rare de voir éclore
ou s'achever au bal du lycée, à la fin de l'année,
au Saint-George, des idylles entre lycéens et lycéennes.
Les efforts des organisateurs lycéens, emmenés par Guy Piera,
étaient récompensés quand la clarinette de Jean-
Christian Michel faisait danser les corps et chavirer les curs.
--------Question
: de quel lycée suis-je?...ces petites remarques sont juste là
pour taquiner Gérald...
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