Aux Échos d'Alger
Éditoriaux de l'année 2008
dernière mise à jour : 21-4-2008
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-AUX ÉCHOS D'ALGER ÉDITORIAL de mars 2008 numéro 100
Quelques lecteurs - pas nombreux ! - pensent que l'Amicale est politisée. Que nous faisons de la politique...
Pas du tout.
Notre seule politique est celle de préserver nos racines, perpétuer notre histoire - la vraie, pas celle que les politiques ou l'intelligentsia veulent nous attribuer - en réagissant dès que nous sommes attaqués, en organisant des rencontres faites de convivialité, de bonheur, d'attente... et en renforçant davantage nos liens avec " Aux Echos d'Alger
Votre amicale a 41 ans. Croyez-vous qu'elle existerait encore si elle avait une main mise politique ?
Beaucoup d'ambitions se seraient manifestées pour être en première loge, pour avoir droit à une reconnaissance intéressée ! Au point d'en oublier ses origines...
La politique nous a menés où nous sommes, ne l'oublions pas!
Par contre, qu'il nous soit permis de faire des comparaisons, des analyses... par rapport à ce que nous avons vécu - sans être passéistes -, aux différences constatées - Français nés en Algérie et les autres -, à la vie en général, à l'actualité...
Malgré une fin tragique, nous avons été enrichis de culture, de bonheur... qui ont mené à l'attachement à NOTRE terre d'Algérie.
Ne pas avoir honte de notre passé ! c'est ce que notre descendance devra conserver.
Après 46 ans, des " affaires in secouent encore et toujours "notre monde d'expatriés :
- " Le mur des Disparus " à Perpignan où depuis le 25 novembre dernier, et après un travail remarquable, les familles peuvent se recueillir.
Plus de trois mois après, une polémique voit le jour avec une famille indépendantiste de l'Algérie Française (le père était instituteur) que beaucoup d'enfants et leurs familles, ont connue à Saint-Ferdinand.
Motif : le nom du père ne doit pas se retrouver parmi les noms d'assassins et de militants extrémistes de l'O.A.S. ??? Amalgame raccourci. Qualificatif différent pour l'Algérie : militant - assassin - extrémiste... Alors qu'à une autre période, pendant la guerre 1939-1945, ces mêmes militants extrémistes - pour ne pas que la France soit allemande - étaient appelés " Résistants
Emoi tardif mais combien significatif par ce comportement,
de la perte de départements français qu'était l'Algérie. Une erreur de l'administration - rectifiée depuis - permet de constater la haine qui nous entoure.
... Et pendant ce temps, les médias, à grand renfort de mots et d'images et sans état d'âme, nous parlent : des infirmières prisonnières, de l'arche de Zoé, d'Ingrid Bettancourt, etc... mais pas un mot depuis 46 ans, sur nos disparus...
... et pendant ce temps, ces mêmes médias reçoivent, sur les plateaux de télévision, des femmes exceptionnelles : espionnes ou poseuses de bombes... qui ont tué pour l'indépendance de leur pays... Sans qu'elles soient traitées d'assassins.
La religion là-bas... nous donne du souci ici... le ministère des affaires religieuses a mis en place, en février 2006, la loi réglant les cultes non musulmans.
Ce qui amène de gros problèmes pour les chrétiens : condamnations (prison), expulsions, radiations (de l'Education Nationale pour deux enseignants catholiques d'origine algérienne)... infiltrations pour éviter que la religion catholique prenne de l'importance en Kabylie (l'on sait que de nombreux kabyles sont chrétiens)... lutte idéologique de ceux qui veulent épurer le pays de toute présence chrétienne.. croisade inversée... âmes vendues à Jésus...
D'après le clergé local reçu par le gouvernement algérien, rien n'est grave (sic), des promesses ont été faites...
Il y a quelques années, souhaitant ramener la statue de Notre Dame d'Afrique en France, ce même clergé avait répondu : " NON, la Vierge noire doit restée à Alger. Elle est le symbole de la chrétienté sur le continent africain ! ".
Symbole ! Vous avez dit symbole ?
Pendant ce temps, le 11 janvier dernier, à Bruxelles, des institutions musulmanes européennes, ont signé une charte stipulant : " Lorsque les lois en vigueur s'opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit (le projet initial disait " sont tenus
de s'adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce dans le but de trouver des solutions les plus adaptées
Un encouragement à contester les lois.
A méditer !
Francette MENDOZA
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AUX ÉCHOS D'ALGER ÉDITORIAL de juin 2008 numéro 101


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