-----Après
la commande de l'El Kantara, à la fin de l'année 1931,
la Compagnie de Navigation Mixte annonce un bénéfice
de 3 821 335,53 francs, dû à sa bonne gestion.
-----Continuant
son programme de constructions, elle commande, cette fois à
des chantiers français, deux nouveaux paquebots afin de compléter
la remarquable série des " El ". |
-----Ces deux magnifiques
navires. l'El Mansour et l'El Djezair, seront construits
par les Forges & Chantiers de la Méditerranée, à
La Seyne-sur-Mer.
-----L'El
Mansour, dont le contrat de construction est signé le 17 août
1931, est mis sur cale le 4 janvier 1932, sous le numéro 1212.
Il est lancé le 22 octobre 1932. Il a une jauge brute de 5 835
tonneaux et un port en lourd de 1 555 tonnes. Sa longueur hors tout est
de 121,70 m pour une largeur de 16,47 m et un creux de 7,25 m. C'est le
plus important bâtiment construit pour la Compagnie à ce
jour.
-----L'équipage
du nouveau paquebot est composé de quatre-vint-dix-sept hommes
et ses emménagement pour passagers peuvent recevoir quatre passagers
de luxe, dix-sept de priorité, quatre-vingt=dix de première
classe, cent quarante-deux de deuxième classe et cent vingt-six
de troisième classe.
-----Construit
par les Forges & Chantiers de la Méditerranée, l'appareil
propulsif se compose de deux groupes de turbines Parsons à engrenage
simple réduction, d'une puissance de 12 000 chevaux à 180
tours-minute. Sa vitesse de service est de 20 nuds pour une puissance
correspondant à 8 500 chevaux et à une allure de 160 tours-minute
avec une consommation de 5 050 kilos de mazout par heure.
-----Les chaudière
du type Du Temple, chauffées au mazout, étudiées
et construites également à La Seyne-sur-Mer, sont au nombre
de quatre et de type multitubulaires à surchauffeurs. Elles sont
timbrées à 25 kilos et ont une surface de chauffe de 3 040m2
;elles ont chacune trois brûleurs. Les quatre surchauffeurs délivrent
chacun la totalité de la vapeur produite par chaque chaudière,
soit en marche normale 15 600 kilos à l'heure à la température
de 375°C. En marche poussée, pour une vaporisation horaire
de 25000 kilos, la température de surchauffe est de 400°C.
-----Afin
d'obtenir une vitesse plus grande, l'avant a été dessiné
en forme de bulbe : l'arrière est du type " croiseur ".
Le navire a trois ponts complets, quatre ponts partiels, neuf compartiments,
sept cloisons et neuf portes étanches. Il possède deux cheminées
basses (comme l'exigeait la mode de l'époque !) et huit jeux de
bossoirs à gravité supportant les huit embarcations de sauvetage
d'une contenance de quatre-vingt-quatre passagers chacune. Le gouvernail
du paquebot est du type Oertz.
-----L'El
Mansour effectue ses essais en mars 1933 et atteint la vitesse de
22,60 nuds. Il sera livré par les chantiers navals de La
Seyne le 29 avril 1933 et sera mis en service, le 21 mai de la même
année, sur la ligne de Port-Vendres, Alger, Port- Vendres-Oran,
effectuant avant cela sa première croisière sur les ports
d'Italie. Ce navire et son frère l'El Djezair représentent
des réalisations véritablement en avance sur leur temps.
On le comprendra aisément, lorsque l'on verra trente ans plus tard
l'El Mansour être, par ses dispositions intérieures
et sa vitesse, un des meilleurs navires français desservant les
lignes d'Afrique du Nord.
Les années
troubles de la guerre d'Espagne
-----Après
la mise en service de l'El Mansour, la Compagnie assure, en avril
1933 au départ de Marseille, des services à passagers et
marchandises sur Alger, Bône, Philippeville, Tunis, Baléares
et des services à marchandises sur Oran, Béni-Saf et Nemours.
Sont aussi assurés des départs rapides de Port-Vendres (passagers
et marchandises) pour Alger et Oran, ainsi que des services commerciaux
sur les principaux ports algériens au départ de Sète
et de Nice.
-----Le 4
juillet 1935, l'El Mansour recueille dans le golfe du Lion les
passagers et l'équipage de l'hydravion italien A La Littoria
(indicatif IREDJ), tombé à la mer.
-----À
la fin de l'année 1936, à cause de la guerre d'Espagne,
les escales des navires français dans ce pays sont suspendues.
Le 8 avril 1937, le ministère de la Marine publie un communiqué
dans lequel il demande aux navires de porter les marques de neutralité,
d'éviter les eaux espagnoles, d'appeler à l'aide les navires
de guerre français en cas d'attitude hostile des navires espagnols
des deux bords.
-----En 1937,
l'El Mansour est modifié, les deux cheminées basses,
dont la dernière est fausse, ne sont pas une solution heureuse
: les fumées sont rabattues sur le pont arrière et enfument
les passagers. Il va donc falloir augmenter leur hauteur. On a la bonne
idée de supprimer la cheminée qui ne sert à rien,
sinon à l'esthétique du bâtiment, et de s'en servir
pour rehausser la première trop basse.
-----À
partir du 20 avril 1937 à 0 heure, en application du règlement
international de la conférence de Nyon (Suisse), les navires de
la Compagnie ainsi que tous les navires de commerce français arboreront
les marques de neutralité pendant toute la durée de la guerre
d'Espagne. En conséquence, des pavillons tricolores bleu, blanc,
rouge, seront peints de chaque bord de la passerelle, sur le pont supérieur
et sur les manches à air rectangulaires des quatre " El"
(EI Biar, El Kantara, El Mansour et El Djezair) et
sur tous les navires, paquebots et cargos, jusqu'en octobre 1939.
-----Du 22
au 25 mai 1937, a lieu une grève générale des inscrits
maritimes qui a pour conséquence de retarder les navires.
-----Le 12
février 1938, l'El Mansour rentre à Port-Vendres
avec 13 heures de retard dû à la tempête. En manuvrant
pour accoster, il heurte le torpilleur La Cordelière, puis
l'angle des quais de la presqu' île de la Douane. Quelques avaries
de part et d'autre.
-----Le 18
février 1938, pendant la guerre d'Espagne, entre Barcelone et Majorque,
un obus tombe à la mer à cent cinquante mètres par
bâbord avant du paquebot. Celui-ci poursuivra sa route, escorté
par le torpilleur La Palme. Il s'agit probablement d'un obus perdu
lors d'un engagement des forces nationalistes et gouvernementales.
-----Le 3
juin 1939, l'El Mansour trouve en cours de voyage, une épave
dérivante : c'est une aile d'avion de couleur jaunâtre!
-----Pendant
la guerre de 1939-1,940, il sera transformé en croiseur auxiliaire.
La deuxième vie
de l'El Mansour
-----Après
l'armistice de juin 1940, par faute de mazout, l'El Mansour, (ainsi
que l'El Kantara et l'El Djezair) est désarmé
au quai Wilson à Marseille, et, le 9 janvier 1943, il est réquisitionné
par les Allemands. Il sera successivement utilisé par la Kriegsmarine,
puis par les Italiens qui le rebaptiseront Anagni, puis à
nouveau par la Kriegsmarine après la reddition de l'Italie, avant
d'être immobilisé à nouveau dans le port de Marseille.
(Étant resté quelque temps désarmé dans un
port transalpin, il en reviendra complètement pillé : couchettes,
ameublement, sanitaire, etc. volés par les Italiens...)
-----Le 22
août 1944, l'El Mansour est sabordé par les Allemands
dans le port de Marseille, au quai de rive sud du môle H, chaviré
sur bâbord. Le paquebot est couché le long du quai avec une
gîte de 85°.
-----L'entreprise
les Abeilles-Chambon Union s'attelle à sa récupération.
Le navire repose par 12 mètres de fond et a été coulé
en ouvrant les prises de mer. Une charge de 2 300 tonnes de déblais
divers a été déversée dans sa coque. Les Abeilles-Chambon
redressent alors l'El Mansour au moyen de caliornes (forts palans)
fixées sur des chevalets soudés à la coque ainsi
qu'avec l'aide de quatre flotteurs de cent cinquante tonnes et du ponton-grue
Samson.
-----Les travaux
entrepris le 15 novembre 1945 seront terminés le 3 octobre 1946.
Une fois grossièrement nettoyé, l'El Mansour est
remorqué à La Ciotat, au début de novembre 1946.
-----Les premiers
mois de réparation sont employés à débarquer
toutes les installations autres que la coque métallique. Seuls
resteront à bord les collecteurs des chaudières à
petits tubes du type Du Temple. La carène présente à
bâbord, côté où le navire était couché,
des brèches et des déformations très importantes.
-----La coque
est d'abord nettoyée au jet de sable, puis le navire est reconstruit.
La silhouette de l'El Mansour est quelque peu modifiée.
Pour supprimer du poids dans les hauts, seul le mât avant est reconstruit.
La suppression du grand mât permet de dégager entièrement
la partie arrière du pont des
embarcations qui, d'autre part, est allongée jusqu'au couronnement.
Deux mâtereaux incorporés au rouf desservent la cale arrière
et les deux mâts de charge qu'ils supportent sont arrimés
aux postes de mer en travers des mâtereaux, ce qui les dissimule
presque entièrement.
-----La moitié
avant du pont passerelle, qui était surélevée, est
baissée de soixante centimètres à hauteur d'entrepont
normale. Les deux paires de bossoirs et les deux embarcations arrière
sont supprimées. D'autre part, sur le bordé, les ouvertures
de tonnage sur l'avant du château sont obstruées pour agrandir
le volume des aménagements destinés à l'équipage,
et l'importance des abris vitrés du pont promenade et du pont des
embarcations est doublée. Les deux baleinières situées
sur l'arrière du deuxième mât sont alors disposées
de chaque bord de la passerelle sur l'avant des grands canots. Les nouvelles
caractéristiques de l'El Mansour sont les suivantes:
-----Jauge
brute : 5 818 tonneaux.
-----Jauge
nette : 2 434 tonneaux.
-----Déplacement
: 5 750 tonnes.
-----Port
en lourd : 1 545 tonnes.
-----Les dimensions
du navire restent inchangées.
-----Passagers
: 2 de luxe, 12 de priorité, 52 de première classe, 268
en classe touriste.
-----Pendant
leur reconstruction à La Ciotat, l'El Mansour et La Marseillaise
des Messageries maritimes, qui sont amarrés côte à
côte, cassent leurs amarres, dans la nuit du 25 au 26 septembre
1947, à la suite d'une violente tempête et écrasent
près de quarante bateaux de pêche ou de plaisance amarrés
à quai.
-----L'El
Mansour reprend son service le 5 septembre 1948, sur la ligne Port-Vendres-Alger.
-----En mars
1949, la Banque de France remet des médailles aux croiseurs auxiliaires
de la 1re D.C.X. dont l'El Mansour est, à la Compagnie mixte,
le seul survivant. La Division a été citée deux fois
à l'ordre de l'Armée et les paquebots ont le droit d'arborer
la flamme verte de la Croix de Guerre.
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-----Le
24 novembre 1949, l'El Mansour entre à La Seyne pour des
réparations qui dureront quatre mois.
-----Le 6 avril 1950, le paquebot,
qui effectuait les lignes Port-Vendres-Alger et Port-Vendres-Oran, retourne
sur la ligne de Marseille.
-----En 1955, lors de l'arrêt
annuel de l'El Mansour, les services techniques procèdent
à la suppression de l'isolation frigorifique de la cale 3 ainsi
que celle des élévateurs de primeurs. Un volume de 200 m3
est ainsi gagné, qui sera fort utile au moment des transports de
voitures des passagers. Des améliorations sont également
apportées pour l'embarquement et le débarquement des marchandises
dans les chambres à trafic, grâce à l'ouverture de
panneaux à sonnettes.
-----Au mois de novembre 1956, un
incendie se déclare dans les cales de l'El Mansour (commandant
Bonnafoux) : le paquebot appareille d'Alger en direction de Port-Vendres
à 19 heures. À trente milles de la côte algérienne,
il fait demi-tour, car le feu s'est déclaré dans sa cargaison
de liège. Le cap est mis sur Alger où les pompiers l'attendent
au quai d'Aigues-Mortes.
-----La
cale devra être noyée à deux reprises et les balles
calcinées débarquées. Les dégâts, heureusement
peu importants, permettront à l'El Mansour de repartir vers
Port-Vendres à 5 heures du matin.
-----Du 2 décembre 1956 au
6 mars 1957, le paquebot est arrêté pour subir sa deuxième
reclassification. Il est conduit aux Forges & Chantiers de la Méditerranée
à La Seyne-sur-Mer, qui effectueront un retubage de chaudières
et diverses remises en état.
De l'El Mansour au Maine
-----Mais en 1963,
l'excellent El Mansour, le " Victorieux " en arabe, est,
lui aussi, la victime directe du conflit algérien au cours duquel
il a intensivement transporté de France en Algérie, et vice-versa,
un nombre incalculable de militaires et de Français d'Algérie.
-----Ce valeureux
navire a un "défaut", si l'on peut dire, qui apparaît
de plus en plus évident à mesure que l'exploitation des
paquebots devient de plus en plus difficile à cause de la disparition
du trafic passagers : c'est son insuffisance pour le transport des marchandises,
à cause d'une portée en lourd et d'une capacité en
cales assez restreintes. Cela comptait peu
pour les lignes de Port-Vendres qui étaient exclusivement des lignes
à " passagers ", mais cette caractéristique explique
qu'il se trouve moins bien adapté que les autres paquebots de la
flotte. La Compagnie Mixte doit se résoudre, au mois d'octobre
1963, par suite de cette baisse de trafic, à abandonner, tout au
moins en hiver, les lignes de Port-Vendres.
-----Cette
raison technique, jointe à l'âge du navire, dont les principaux
éléments ont tout de même trente ans, justifie la
décision de la Compagnie de se débarrasser de ce bâtiment
lorsqu'il est devenu évident que, par suite des circonstances nouvelles,
la flotte des paquebots est devenue trop importante.
-----L'El
Mansour est, si l'on peut dire, " sacrifié ", non
sans regrets, à ces pénibles impératifs, bien que
ses dispositions intérieures n'aient jamais cessé de plaire
à sa fidèle clientèle. Il assure donc son service
jusqu'au 28 octobre 1963, date à laquelle il est vendu. Il effectue
son dernier voyage de Marseille à Bône du 22 au 25 octobre
1963.
-----Acheté
par la Marine nationale qui veut le transformer en bâtiment-base,
il quitte définitivement Marseille le 31 octobre à destination
de Brest, où il va être modifié. Deux chaudières
sur quatre sont débarquées, ses logements sont aménagés
pour recevoir 250 membres du personnel du Centre expérimental du
Pacifique. Sa passerelle est surélevée et on construit un
rouf supplémentaire à l'arrière des derniers canots
de sauvetage.
-----C'est
un navire totalement différent qui prend la mer à destination
de Tahiti : un paquebot tout blanc,
rebaptisé Maine et arborant sur sa coque A-611 en lettre
et chiffres noirs. Sa puissance est maintenant de 7 500 chevaux et elle
ne permet pas de dépasser 15 nuds. Son déplacement
n'est plus que de 5 420 tonnes et son port en lourd de l 320 tonnes.
-----Amarré
dans le lagon de Mururoa ou de Fangatanfa, le Maine servira d'hôtel
flottant pour le personnel employé aux essais nucléaires
dans le Pacifique, ne faisant qu'une courte sortie d'essais tous les deux
ou trois mois. Il reste à Tahiti jusqu'en 1974. Le 7 janvier, le
navire est condamné, et le 3 avril il sera coulé au canon
par l'aviso Doudart de Lagrée.
-----La Marine
nationale rendit à ce brillant navire, grâce à la
plume de Maître Guennoc du Doudart de Lagrée, un dernier
hommage, que nous tenons à retranscrire intégralement ici,
tant il est émouvant:
-----"
Il était midi, ce 3 avril 1974, quand
commença la destruction du Maine. Non ! Mise à mort
ou assassinat seraient les termes convenant le mieux à un marin
qui voit sacrifier un vieux serviteur. Traîné sur les lieux
du supplice par le remorqueur Hippopotame, le Maine a encore
fière allure. Ne serait-il pas prêt à promener des
voyageurs à travers le monde, à servir d' hôtel flottant
sur je ne sais quel rivage ?
-----Son
étrave fend les flots du Pacifique et sa coque blanche roule encore
voluptueusement dans la grande houle : il est heureux de retrouver son
élément, mais, hélas, c'est pour l'ultime sacrifice.
On le mène au large. N'est-il pas à la longe derrière
l'aide du bourreau ? Pourquoi le cur d'acier de ses moteurs ne bat-il
plus ? ... Il est condamné... Il doit mourir...
-----Le
bourreau, le voici: une fine silhouette grise, un fauve des océans,
qui déjà pointe sur lui la gueule noire de ses canons: Le
Doudart de Lagrée, tel le torero, virevolte autour de sa victime
à la dérive.
-----Les
flocons noirs des premiers coups s'étirent dans le ciel. Les premières
blessures s'ouvrent, béantes, dans le flanc du géant blanc.
Les banderilles d'acier se plantent l'une après l'autre et il s'étonne.
Que lui veut-on? Est-ce une nouvelle manière de servir?
-----Les
obus, passagers incongrus dans ses coursives désertes, ravagent
ses viscères de métal. Il souffre dans sa chair de fer,
ne comprend pas pourquoi après avoir servi si longtemps les hommes,
ils s'acharnent ainsi sur sa pauvre carcasse. N'a-t-il pas mérité
une retraite paisible ? Alors pourquoi le maltraite-t-on ? Le bourreau
se rapproche. C'est l'estocade. Tous les coups portent, il doit mourir
.'
-----Le
feu cesse... Lentement, sans un gémissement, le géant se
couche sur son flanc droit, déchiré par les coups... Son
ventre rouge apparaît peu à peu... Une hélice inutile
se dresse sur le ciel, pauvre fleur funéraire... L'agonie n'est
pas longue... Il accepte sa mort, couché sur le lit de la mer ;
elle sera son linceul. (Un dernier soupir s'exhale de ses hublots béants
et il coule sans sursaut, sans heurt, dans sa tombe abyssale.
-----Quelques
épaves surnagent dans le cercle des remous qui marquent éphémèrement
la sépulture du Maine.
-----Puisses-tu,
vieux navire, trouver au fond des mers, avec un équipage de tritons
et de sirènes, le chemin des croisières éternelles
dans le monde du silence. "
(Note de Bernard Bernadac: Si maître Guennoc lit ces lignes, qu'il
me contacte à Marines.)
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Caractéristiques techniques
Nom : El Mansour
Éponyme : en arabe: le Victorieux, le Vainqueur
Mise en service à la Compagnie mixte : 21 mai 1933
Construit par : Forges et Chantiers de la Méditerranée
à: La Seine-sur- Mer
Pour : La Compagnie de Navigation mixte Mis en chantier
: début 1932
Lancement : 22 octobre 1932
Entrée en service : 21 mai 1933
Navire en : acier
Compartiments : 9
Ponts : 3
Mâts : 2
Cheminées : 2 (dont une est postiche) Jauge brute
: 5 835 tonneaux
Jauge nette : 2 800 tonneaux Déplacement :
5 730 tonnes
Port en lourd: 1555 tonnes
Longueur hors tout : 121,70 m
Longueur entre perpendiculaires : 117,98 m
Largeur: 16,47 m
Creux : 7,25m
Tirant d'eau : 5,52 m
Équipage : 97 hommes
Passagers :389 (111 en 1è classe, 142 en 2è,
126 en 3è classe)
Cales avant : 2
- Capacité : 1882 m3
Cale arrière : 1
- Capacité : 870 m3
Panneaux de cales : 3
Dimensions : 1 de 5,05 m x 3 m;
2de 6.46m x 4m
Soutes à mazout : 422 m3
Water-ballasts: 357 m3
Frigos : 99 m3
Propulsion par : Forges & Chantiers de la Méditerranée
à La Seyne-sur-Mer
Type: 2 turbines Parsons 8 100 tours-minute
Puissance en chevaux indiqués : 12000 chevaux
Chaudières : 4 Du Temple, multitubulaires à
surchauffeurs
Timbrage des chaudières : 25 kilos Température
moyenne de la vapeur : 375°
Hélices : 2 en bronze
Vitesse aux essais: 22,610 nuds
Vitesse de croisière : 20 nuds
Date de sortie de la Compagnie : 3 novembre 1963
Cause : Vente à la Marine national.
Temps passé à la Compagnie mixte : 30 ans
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