sur site le 5-2-2003
-Alger, le quartier de la Marine,
le Palais Consulaire , le boulevard Amiral Pierre et alentours

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-----Souvenirs de Francis Rambert : « Le quartier de la Marine que j'ai connu (que je délimiterais par la rue de la Marine, la place de la Régence, la rue Bab-el-Oued, la place Jean Mermoz et le boulevard Amiral-Pierre) a dû être démoli entre 1946-47 et 1952-54 selon mes propres repères.
------Ma grand -mère qui habitait avec ma tante au 22 Bd Amiral-Pierre (un immeuble appartenant à la Régie foncière de la Ville d'Alger) y est décédée en 1951 et la plupart des immeubles autour avaient déjà été démolis.
------... en 1955, j'ai été hébergé chez ma tante qui avait été relogée, par la ville, rue de Nancy à Bab-el-Oued lorsquel'immeuble du 22 Bd Amiral Pierre a été démoli.
------Les destructions se faisaient à l'aide de gros boulets suspendus à dessortes de grues et les ouvriers emplissaient à la pelle les camions de gravats. Les premières destructions ont intéressé le centre de ce quartier, probablement pour le percement de l'avenue du 8 Novembre et les immeubles du bout de la rue Bab-el-Oued entre la rue Philippe et la place Mermoz (ma tante a travaillé jusque 1956 ou 57, à la Chefferie du Génie, rue Philippe).
------Les immeubles bordant le Bd Amiral-Pierre ont été démolis plus tard et peut-être que les premiers numéros (jusque vers le n° 14) n'avaient pas encore été démolis au début des années 60.
------Hormis les destructions des immeubles de ce quartier, que j'observais depuis chez ma grand -mère chez laquelle je passais un partie des vacances scolaires entre 1947 et 1951, je n'ai que peu de souvenirs de ce quartier : les noms des rues (rue des Lotophages, rue Philippe, rue des Consuls, ruedes Trois-Couleurs...) et aussi les cirques (Amar, Bouglione) qui s'installaient alors sur les terrains vagues entre la rue Philippe, la placeMermoz et la nouvelle avenue du 8 novembre, le cirque Antonio, plus petit,installant son chapiteau entre l'avenue du 8 novembre et la rue Volland (le long de la Caserne Pélissier).
------L'emplacement sur lequel le Cirque Amar montait son Chat pis tôt est celui des immeubles des fonctionnaires représentés sur la carte de la page 2 du Lycée (Bugeaud, bien sûr, ai-je besoin de préciser ?)»

-----D'après Édouard Pons du site www.bouzarea.org : On trouve très souvent sur les actes d' EC de nos ancêtres leur adresse personnelle. On constate également que les rues ont parfois des noms curieux, mais souvent chargés d' Histoire.
-----Ainsi la rue des Trois Couleurs, dans le vieux quartier de la Marine à Alger. Lorsque les armées françaises occupèrent Alger en 1830
peu de rues portaient un nom identifiable. L' État Major décida donc pour un déplacement plus aisé des troupes entre deux points, de peindre à même le sol des itinéraires de liaison avec des couleurs différentes. Dans une rue trois itinéraires se croisèrent d'ou "la rue des trois couleurs" !!! Cette rue existait toujours en 1962. Elle était dans le premier arrondissement et reliait la rue de Mahon à la rue de la Révolution.
-----C'est dans la rue des trois couleurs que s'installa en 1835, à l'angle de la rue Djennina, le premier Collège Communal français en Algérie. Son directeur était le Proviseur BARTHELEMY et comptait 40 élèves.
-----Trop exiguë le collège fut transféré en 1841 rue Bâb Azoun, pour devenir le premier Lycée en Algérie. Tous les Algérois le connaissaient sous le nom de Grand Lycée ou de " Lycée BUGEAUD"