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-------------Ça
recommence. Ils ont du considérer qu'ils étaient demeurés
trop longtemps sans extérioriser leur mauvaise foi. Alors ils se
sont réveillés. Que dis-je ? Ils se sont acharnés.
Qui ? A.BOUTEFLIKA et ses affidés, discrètement approuvés
par ceux qui ne manquent jamais une occasion de mettre la France en accusation.
-------------Oubliée
l'accolade reçue de notre Président de la République,
lors des cérémonies du 15 août 2004 pendant que les
anciens combattants qui protestaient étaient brutalement repoussés.
Oubliée la Légion d'honneur décernée à
EL DJEZAIR. Oubliée la réception amicale dans la résidence
de vacances de la famille CHIRAC.
-------------Pendant
quelques semaines la France a été traînée dans
la boue, accusée de tous les crimes, sommée d'annuler une
loi votée par le Parlement qui n'a pas eu l'heur de plaire outre
Méditerranée, de se repentir encore et encore. Quand donc
en finira-t-on avec ces appels à la repentance ?
-------------Le
départ de cette campagne fut donné le 8 mai. Auteur du coup
d'envoi BOUTEFLIKA qui, le verbe hargneux, se répand en invectives.
Pourquoi le 8 mai ? Ce jour-là était célébré
le 60ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.
C'était égale-ment le 60ème anniversaire d'un évènement
qui constitue le prélude à la tragédie qui, durant
près de 8 ans, déchira l'Algérie dont la terre fut
arrosée du sang versé par tant d'innocents.
-------------Le
8 mai 1945, des civils, qui fêtaient, à SETIF, la victoire
sur le nazisme, furent massacrés. Que devait faire la France ?
Laisser les égorgeurs continuer leur sinistre besogne ? En état
de légitime défense, elle se devait de réagir.
-------------Soixante
ans plus tard, BOUTEFLIKA a jugé de son devoir de chef de l'Etat
algérien de rendre hommage aux insurgés de 1945. Nous ne
lui contestons pas ce privilège. Mais pourquoi une telle attaque
contre la France ? Ne retenons que quelques extraits de la diatribe de
l'homme qui attend le geste qui " libérerait la conscience
française des cauchemars de la longue nuit coloniale
-------------C'était
un préambule. On relève encore " Qui ne se souvient
des fours de la honte installés par l'occupant dans la région
de Guelma... Ces fours étaient identiques aux fours crématoires
des nazis De crainte de ne pas avoir été entendu, il insiste
" L'occupation a adopté la voie de l'extermination et du génocide
qui s'est inlassable-ment répétée durant son règne
funeste
-------------Je
préfère m'arrêter là en déplorant que
personne ne lui a demandé ce que représentait le génocide
quand on sait que la population algérienne a été
quintuplée pendant les années où elle a du supporter
le jour imposé par la France. Quant à l'ambassadeur de France,
j'aurais apprécié que sa pensée soit précisée
quand, ayant fleuri le mémorial de SETIF, il salue "
la mémoire des victimes de cet enchaînement d'un climat de
peur, de manifestations et de répression, d'assassinats et de massacres
".
-------------Curieusement,
le 5 juillet - Fête de l'indépendance de l'Algérie
-, les procureurs d'Alger semblent découvrir la loi du 23 février
2005 s'octroyant, sans vergogne, un droit d'ingérence que nos politiques
ne leur ont pas beaucoup contesté.
-------------La
cause de leur colère ? Le projet de faire reconnaître dans
les programmes scolaires le rôle positif de la présence française
outre-mer et notamment en Afrique du Nord. Le F.L.N. (parti majoritaire)
se permet de condamner ce texte " qui consacre
une vision rétrograde de l'histoire ". Il insiste
et " condamne, avec la plus grande fermeté,
cette volonté de justification de la barbarie du fait colonial
en gommant les aspects les plus odieux ".
-------------BOUTEFLIKA
n'est pas en reste qui parle de " tentatives
pitoyables de falsification de l'histoire ". Il qualifie
le colonialisme d'être " l'un des
plus grands crimes contre l'humanité " ajoutant
que " pour la société algérienne,
la colonisation a été massivement une entreprise de décivilisation
". En conclusion la loi du 23 février ne serait
qu'une manifestation de " cécité mentale confinant
au négationnisme et au révisionnisme ".
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-------------Je
préfère arrêter là mes citations non sans donner
la parole à la Fondation du 8 mai 1945 qui précise "
il importe beaucoup pour le peuple algérien que la France officielle
se décide à reconnaître son implication dans les actes
monstrueux et inhumains commis en son nom de 1830 à 1962
".
-------------Vous
serez d'accord avec moi. Inutile de poursuivre des citations qui, c'est
le cas de le dire, révèlent un état de cécité
mentale incontestable, une mauvaise foi pathologique. Inutile aussi de
répondre à ces élucubrations. Vous avez tous vu se
développer une population qui a fort bien résisté
au " génocide ". Elle ne s'est jamais aussi bien portée
que durant " l'occupation ". Vous avez été témoins
de la construction des routes, du chemin de fer, des centrales électriques,
des barrages, des immeubles remplaçant les gourbis, etc... On peut
regretter qu'un audit n'ait pas été réalisé
le jour où nous avons quitté l'Algérie en laissant
le pétrole et le gaz du Sahara.
-------------Non la France n'a pas à se repentir
sinon auprès des moustiques propagateurs du paludisme et de mort,
des bêtes sauvages repoussées loin des villes. La France
devrait, au contraire, demander que se repentent ceux qui ont commis ou
commandé tous les attentats commis contre les civils des villes
et des campagnes, ceux qui ont été massacrés à
ORAN le 5
juillet 1962 et les 150 000 harkis sacrifiés au lendemain de l'indépendance.
Pour terminer quelques réflexions inspirées par l'actualité.
La France, pas rancunière, n'a pas protesté quand l'Académie
française a décidé d'accueillir en son sein Assia
Djebar, écrivain algérien de langue française. Il
s'agit d'une femme qui n'a pas caché sa participation à
la " guerre de libération ". En revanche, ce que beaucoup
ignorent c'est que l'intéressée fut élève
au lycée de BLIDA avant d'intégrer l'Ecole Normale Supérieure.
Qu'en pense monsieur BOUTEFLIKA ? Encore une victime !!!
-------------A
la radio, on capte parfois des émissions durant lesquelles les
auditeurs ont la parole. S'exprimant sur des sujets d'actualité,
c'est l'occasion, pour certains, de critiquer, d'attaquer véhémentement
la France. Quand l'animateur leur demande d'où ils appellent, on
s'attend à ce qu'ils répondent
de Rouiba " ou de " Boufarik ". Non, c'est de Marseille
ou de Port Vendres qu'ils crachent leur venin. Il faut croire que la France
ce n'est pas si mal que çà.
-------------On
en a la confirmation quand on constate les files d'attente devant nos
consulats. Ils sont nombreux les Algériens en quête d'un
visa pour venir en France. Pourtant après avoir obtenu l'indépendance,
on pouvait penser qu'ils auraient à cur de demeurer dans
leur pays... Pour le faire renaître à la lumière au
sortir de la nuit coloniale !!! Mais non. Ils insistent pour parler les
mauvaises langues évoqueront le R.M.I., la C.M.U. et d'autres avantages.
Il faut croire que là-bas il n'y a pas eu un COLUCHE pour créer
les " gargottes du coeur ".
-------------PAROLE
DE MINISTRE
Dans une tribune libre du Figaro, le ministre de l'Outre-mer François
BAROIN remarquait récemment " Des territoires d'outre-mer
ont été français bien avant certains départements
métropolitains ".
-------------C'était
le cas, et nous le répétions, des départements français
d'Algérie. Cette antériorité n'a pas pesé
lourd devant la politique d'abandon.
Marc Lysset
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