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MAINTENANT
ÇA SUFFIT
Les Français que l'on a chassés d'ALGÉRIE, leur terre
natale, en 1962, sont toujours demeurés parfaitement dignes dans
l'adversité.
Comme tant d'autres, ils auraient pu manifester, crier leur colère
en barrant des routes, en occupant des bâtiments publics, en faisant
brûler des montagnes de vieux pneus. Ils ne se sont livrés
à aucun de ces excès. Ce n'est pas dans leur nature.
Ce silence prolongé n'était signe ni d'indifférence,
ni d'oubli.
L'indifférence est un sentiment inconnu de ces hommes, de ces femmes
qui l'ont démontré chaque fois que la patrie a eu besoin
d'eux.
Quant à oublier ! Comment auraient?ils pu oublier plus de sept
années d'épreuves, de malheur, ces français dits
< rapatriés " alors qu'il s'agit plus exactement de réfugiés
à qui on a offert de choisir entre < la valise ou le cercueil
" ?
Comment auraient? ils pu oublier les barbares attentats ? Les tueries
sauvages ? Les femmes, les enfants, les bébés suppliciés
? Les corps déchiquetés par les bombes traîtreusement
déposées aux arrêts d'autobus, de tramways, dans les
cafés, les stades et autres lieux publics ? Les morts, les blessés
qui parfois sont encore atteints physiquement et moralement ?
Comment oublier la " bataille d'ALGER " ? Comment oublier
ceux qui, lâchement, semaient la terreur dissimulés sous
des voiles de femmes ?
II a fallu choisir. Arrêter le carnage ou laisser anéantir,
avec sa population de toutes origines, l'une des plus belles villes françaises
? Qui osera accuser les victimes qui ont refusé de livrer leurs
gorges aux couteaux de ceux qui s'apprêtaient à les assassiner
?
Le premier des Droits de l'Homme n'est-il pas le droit à la vie.
Heureusement, l'armée gagna la bataille d'ALGER. Peu importe dans
quelles conditions. Elle neutralisa les poseurs de bombes, les artificiers
qui les préparaient, les chefs qui commandaient et désignaient
les cibles. Mais tous ceux qui avaient décidé de s'engager
dans la clandestinité n'étaient?ils pas conscients des risques
qu'ils prenaient ?
Aujourd'hui, les Français d'ALGÉRIE, traumatisés
par plus de sept ans de guerre civile sont écoeurés. Ils
en ont assez de tout le tapage causé par ces procureurs qui osent
requérir contre les hommes qui ont été obligés
de livrer la bataille d'ALGER pour défendre des innocents. Auraient?ils
voulu qu'ils combattent les terroristes en gants blancs ? Croient?ils
que c'est le cur en fête qu'ils ont trempé leurs mains
dans le cambouis ? Allons, il faut raison garder. Quel stratège
du quartier Latin proposera une meilleure solution ? Une solution efficace
?
Ils en ont assez d'entendre ces accusateurs qui ont du sang français
sur les mains. Ces porteurs de valises, complices du FLN et traîtres
à leur patrie. Ces saboteurs qui, dans les usines, détérioraient
volontairement les armes destinées aux soldats français.
Ces leaders politiques et syndicaux qui retardaient le départ des
renforts en faisant coucher leurs militants sur les voies ferrées.
Et tous les autre affichant un angélisme délirant, à
la morale sectaire ou encore aveuglés par les préjugés
et les certitudes, qui refusent d'admettre que d'autres causes puissent
être aussi nobles et justes que celles de leurs alliés, qu'il
existe d'autres valeurs au moins aussi respectables que les leurs.
Ils ont mal à la France quand les sondages révèlent
qu'un de leurs compatriotes sur deux considère que son pays devrait
faire acte de repentance. Se repentir ? Mais de quoi ? D'avoir tirer l'ALGÉRIE
du chaos dans lequel l'avait plongée plus de mille ans d'occupation
étrangère ? Mais les sondés se souviennent?ils que
les envahisseurs arrêtés par Charles MARTEL à Poitiers
s'étaient auparavant emparé du Maghreb dont ils ne sont
jamais repartis. D'avoir fait surgir de magnifiques orangeraies là
où il n'y avait que marécages, moustiques et paludisme ?
D'avoir remplacé les broussailles et les lentisques par des vignobles
et des champs de blé ? D'avoir fait de ce pays jadis inhospitalier
la belle province que le monde entier nous enviait ?
Non, la France n'a rien à se reprocher. Elle n'a pas à faire
acte de contrition. Qui donc a osé demander au FLN, à ses
chefs de se repentir pour tous les crime commis pendant plus de sept ans
? Pour tous les Français et les Musulmans assassinés avant
et après le 19 mars 1962 ? Pour les 150.000 HARKIS massacrés
?
Que l'on nous épargne aujourd'hui les beaux discours de donneurs
de leçons dont la principale préoccupation est de mettre
la France en accusation.
On nous a dit et répété " il faut savoir tourner
la page ". Mais ont?ils tourné la page ceux qui, depuis les
premiers jours de la rébellion ont fait leur la cause de l'adversaire
? Ceux qui dénient aux victimes le droit de refuser de se livrer
sans réagir à leurs bourreaux ? Ceux pour qui les Droits
de l'Homme se résument en un droit pour les égorgeurs d'accomplir
leur sinistre besogne sans être dérangés ?
Quant à ceux qui n'étaient pas encore nés ou qui
étaient trop jeunes pour s'informer, qu'ils prennent garde de ne
pas porter de jugement définitif sur ce conflit alors que personne
ne les a vraiment instruits des événements qui ont marqué
la guerre d'ALGÉRIE. Qu'ils se demandent plutôt pourquoi
l'ALGÉRIE indépendante n'a pas connu une paix véritable.
Pourquoi elle exporte principalement des émigrés. Contraints
d'abandonner travail, logis et aussi cimetières où reposaient
des êtres chers dont le dernier sommeil fut troublé par le
profanateurs, les Français originaires d'ALGÉRIE n'attendent
pas de leurs compatriotes qu'ils s'apitoient sur leur sort.
Ils demandent simplement que s'apaisent les passions et que ceux qui ont
décidé d'absoudre les crimes du FLN s'abstiennent de condamner
les survivants qui n'ont fait que se défendre. Qu'ils aient la
patience d'attendre. Plus tard, l'Histoire jugera, du moins ils l'espèrent,
en toute sérénité. C'est pourquoi ils ont décidé
de leur dire " MAINTENANT ÇA SUFFIT ".
JUSQU'OU IRONT-ILS ?
Le ministre vert LIPIETZ doit avoir la mémoire
qui flanche (peut?être un début d'Alzeimer ?) II vient d'affirmer,
le 8 août 2001, à la télévision, qu'il était
pour l'amnistie de tous les prisonniers nationalistes corses, puisque
même les auteurs de l'attentat contre le Général de
GAULLE avaient été amnistiés. Malheureusement, le
Colonel Bastien THIERY n'est plus là pour lui prouver le contraire,
sans parler de notre ami DEGUELDE fusillé après la fin de
la guerre d'ALGERIE par le dictateur de l'Elysée. J'espère
que les électeurs de notre communauté sauront s'en souvenir
lors des prochaines élections.
ASSEZ D'HYPOCRISIE
Le Blackfoot en colère Gérard MEULIEN, USA
Assez d'hypocrisie d'entendre des responsables
politiques français, faire semblant de déplorer l'acte de
terrorisme qui a frappé New-York, alors que l'on a été
complice des porteurs de valise du FLN.
Assez d'hypocrisie de fermer les yeux sur tous les terroristes
de l'IRA, de l'ETA, des Kurdes et de bien d'autres, qui trouvent refuge
chez nous.
Assez d'hypocrisie d'excuser les assassins d'un préfet de
la république, au nom de la différence culturelle.
Assez d'hypocrisie d'entendre les media minimiser ce qui se passe
dans nos cités ne voulant pas voir qu'elles deviennent des viviers
aux futurs terroristes. Assez d'hypocrisie nous invitant à subventionner
les associations islamiques et les écoles coraniques, sachant qu'elles
servent de relais à la mouvance islamique dure, au nom des droits
de l'homme et à la différence.
Assez d'hypocrisie de croire que l'Islam est une religion de tolérance.
Demandez aux chrétiens d'ALGÉRIE, du Liban, du Soudan, du
Nigeria, de l'Indonésie, ce qu'ils en pensent. Ne l'oublions pas
ce fut, dès l'origine, une religion qui s'imposa par la force du
sabre au contraire de Jésus-christ et de ses apôtres.
Assez d'hypocrisie de croire que le port du tchador n'est pas un
acte militant. Assez d'hypocrisie de croire que les foules musulmanes
ne soutiennent pas les terroristes qu'elles considèrent comme des
héros.
Le président BUSH paie la facture des erreurs de jugement de ses
prédécesseurs qui ont aidé au renversement du Shah,
au soutien de BEN LADEN contre les soviétiques, à l'aide
apportée aux islamiques de Bosnie, du Kosovo et maintenant de Macédoine.
Le plus souvent ce sont des minorités qui imposent leurs idées
à des gouvernements empêtrés dans l'humanisme à
géométrie variable. Le monde occidental est coupable de
se refuser à désigner l'ennemi, car le ver est déjà
dans la tête de nos dirigeants qui en sont à un Munich moral.
Assez d'hypocrisie à plaindre de futures victimes à
une riposte vigoureuse de notre part. Je me souviens que dans une grande
ville du nord de l'Angleterre, il y a quelques années, la municipalité
avait condamné, sur plainte de la communauté musulmane,
une vieille anglaise pour posséder une collection de petits cochons
en porcelaine sur le rebord de sa fenêtre.
Pour finir, il y a quarante ans, j'aurais bien voulu
voir la même compassion qu'aujourd'hui vis-à-vis des victimes
du terrorisme qui avaient le tort d'être françaises.
Gérard MEULIEN, USA
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