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Si le "Jardinier" néglige de "traiter" l'arbre,
les vers habitent les fruits, qui pourrissent et tombent ...
Proverbe "d'Outre-Méditerranée"
> Objet : FW: a lire car malheureusement c est la dure realite......
>
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Subject: Du prosélytisme aux tentatives de prise de contrôle
Eric Denécé
> Directeur
> Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R)
Cest à vous, Le magazine du MEDEF Paris,
juin 2007
La montée en puissance de lislamisme radical
dans notre pays se traduit de plus en plus fréquemment par des
attitudes de remise en cause du fonctionnement de la société
française, sous couvert dune liberté de culte, quel
que soit le contexte. Ces revendications ont lieu à lécole
et dans les services publics, dans les hôpitaux et dans les prisons.
Mais la pression islamiste s'exerce également de plus en plus dans
les entreprises, où elle prend la forme dun prosélytisme
militant et sectaire.
>
Du prosélytisme aux tentatives de prise de contrôle
Depuis quelques années, le monde du travail est désormais
visé par les islamistes radicaux. Leurs cibles sont, certaines
catégories de personnel, évidemment des plus modestes, comme
les caissières, les manutentionnaires ou les chauffeurs-livreurs.
> La stratégie comprend trois étapes : d'abord le prosélytisme
religieux ; puis la prise de contrôle de la communauté musulmane
au sein de l'entreprise ; enfin la remise en question des règles
de fonctionnement de celle-ci pour imposer les valeurs islamiques.
> La tactique est partout la même. Les islamistes formulent d'abord
des demandes pouvant apparaître comme "légitimes"
:
>
création de salles de prières sur les lieux de travail,
adaptation des pauses quotidiennes pour permettre la pratique religieuse,
aménagement du temps de travail lors du Ramadan ou pour pouvoir
disposer du vendredi comme jour chômé,
respect des interdits alimentaires dans les restaurants d'entreprise.
Plusieurs enseignes de la grande distribution ainsi que des constructeurs
automobiles ont ainsi constaté une multiplication des demandes
de salles de prières sur les lieux de travail et des exigences
des salariés voulant organiser leur emploi du temps en fonction
des exigences de la vie religieuse.
> Si ces premières démarches n'ont pas provoqué
de réaction frontale de la direction ou des autres salariés,
les islamistes passent alors à l'action plus ouverte et aux pressions
:
>
prosélytisme religieux actif sur le lieu de travail,
rejet de certains produits (vin, porc) dans les restaurants d'entreprise
lorsque la majorité des employés sont musulmans,
pressions sur les femmes pour le port du voile,
refus de certains salariés musulmans de reconnaître l'autorité
de cadres quand il s'agit de femmes,
souhait de voir certaines fêtes religieuses islamiques chômées,
prise de contrôle de certaines filières de recrutement au
sein de l'entreprise.
Les exemples sont nombreux, même si encore peu d'entreprises acceptent
de les évoquer ouvertement :
>
une dizaine de salles de prières clandestines ont été
découvertes dans un grand parc dattraction dÎle
de France ;
en 2002, le président d'une société de fret à
l'aéroport de Roissy, employant environ 3 000 salariés,
constatait "l'implantation d'un petit groupe de confession musulmane
décidé à imposer leur mode de travail sous la menace
de grèves à répétition". Le personnel
de manutention était particulièrement virulent. Le chef
d'entreprise s'indignait que des recrutements soient effectués
par cooptation avec un critère de sélection "en fonction
de la religion". Il ajoutait que les attentats du 11 septembre avaient
été "salués à l'époque avec satisfaction
par certains de ses salariés".
Le secteur de la grande distribution apparaît comme le plus concerné
:
>
en Essonne comme dans le Doubs, les salariés islamistes de grandes
surfaces ont converti dautres salariés français. Ces
nouveaux adeptes de lislam sont désormais plus radicaux,
exaltés et prosélytes que leurs parrains ;
de nombreux hypermarchés observent que les employés les
plus engagés dans le prosélytisme islamique cherchent systématiquement
à occuper les postes qui se situent à des interfaces : standard
téléphonique, chauffeurs-livreurs, coursiers, caissières
(passage obligé), sécurité ; autant des fonctions
qui permettent des échanges d'information, d'argent et de marchandises
(surveillance, trafics détournement, etc).
Par ailleurs, les "beurettes" qui sont employées dans
les grandes surfaces constituent la nouvelle cible des islamistes. Cest
par le mariage quelles rejoignent lislam radical. Ainsi, la
direction du supermarché Casino de Vaux-en-Velin a licencié
l'une de ses caissières refusant de retirer son voile pendant les
heures de travail pour "non-respect du règlement intérieur".
> Derrière ces premières manifestations visibles de l'action
islamiste, plusieurs dangers menacent les hypermarchés implantés
à proximité des banlieues sensibles et employant une main
duvre dorigine immigrée ou issue de ces quartiers
difficiles :
>
sectarisme interne (prise en main dune partie des salariés
par les intégristes),
apparition de salariées voilées et pressions pour
légaliser le port du foulard,
boycotts ou tentatives dinterdiction des produits alimentaires présents
en rayon, liés aux interdits religieux ou à lorigine
géographique des produits (Israël, Etats-Unis, etc.).
Les sociétés de sécurité sont également
une cible privilégiée pour les islamistes. Deux raisons
à cela : tout dabord, le faible niveau de qualification demandé
pour les tâches de gardiennage permet aux immigrés sans diplôme
dy trouver un débouché ; dautre part, en raison
de lAffirmative Action qui a fait son chemin en France, les entreprises
de sécurité se doivent de recruter en priorité des
individus issus des minorités ( beurs et blacks ) afin
que leurs agents de sécurité ne se fassent pas taxer de
racisme lors des contrôles. En conséquence, certaines sociétés
de sécurité sont complètement infiltrées par
des islamistes ou des réseaux de délinquants liés
à limmigration. De récentes enquêtes exercées
à l'encontre de sociétés sous-traitantes de la grande
distribution ont permis d'évaluer que dans 30% des cas, les agents
de sécurité travaillaient avec de faux papiers. C'est un
sujet d'inquiétude des responsables de sécurité du
secteur, qui passent désormais autant de temps à surveiller
leurs propres sous-traitants en charge de la sécurité que
les délinquants présents dans leurs magasins.
> Pour les entreprises françaises, la montée en puissance
de lislam radical représente donc une nouvelle menace qui
doit être assimilée à un risque sectaire. Ce phénomène
exprime surtout une volonté de prise de contrôle des comportements
et des modes de pensée dautres salariés afin dimposer
un système de valeur conforme à lidéologie
extrémiste quil préconise. Il doit donc être
traité de la même manière que les risques représentés
par les autres sectes.
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