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ACTE I
16 août 2000 :
-------J'appelle
X de FR3 pour lui signaler que dans son reportage sur le Débarquement
de Provence, diffusé la veille, X a omis de parler de l'Armée
d'Afrique, mais que vu son jeune âge, X n'était peut-être
pas au courant.
------ X
me répond qu'il le savait, mais que le temps lui manquait pour
en parler!
-------Je lui fit part de mon souci de réhabiliter
la communauté PN si décriée depuis presque 40 ans,
et qu'une annonce de la participation massive des PN pour libérer
la patrie aurait été souhaitable.
X me promet de faire un rectificatif dès le mois suivant, je lui
propose de trouver des combattants survivants et de lui présenter
ainsi que des documents. Je devais le rappeler dans un mois.
-------Malheureusement deux
mois après, X ne fait plus partie de FR3 Côte d'Azur.
-------Après plusieurs tentatives
pour lui parler, j'arrive à le joindre sur son portable via le
standard de FR3 ANTIBES.
-------Très étonné de
mon coup de fil, X me dit qu'il ne peut plus tenir son engagement, mais
que si j'écris à son Rédacteur en chef O... L...,
il pourra satisfaire à ma demande.
-------Voir lettre ci-jointe envoyée
le 24 octobre
Nice, le 24 octobre 2000
M. Hervé CUESTA
à
Monsieur Y
Rédacteur en Chef de FR3
-------C'est sur les conseils de votre journaliste
X que je me permets de vous écrire.
-------En effet, je lui avais fait part de
mon étonnement car le 15 Août 2000, lors de son reportage
sur le débarquement de Provence à Boulouris, il n'avait
pas mentionné la participation massive des " Pieds Noirs "et
des Français Musulmans, il m'a répondu qu'il n'avait pas
eu le temps matériel de le souligner. Il était convenu qu'il
ferait un rectificatif ultérieurement.
-------Je lui avais proposé de lui
faire lire quelques livres sur ce sujet et même de lui présenter
quelques acteurs de cet évènement important pour la libération
de la France.
-------Deux mois plus tard, n'ayant plus
aucune nouvelle de X , je l'ai rappelé, il m'a alors signalé
qu'il n'était plus en poste dans les Alpes Maritimes et que son
emploi du temps actuel ne lui permettait plus de concrétiser son
engagement. Il m'a laissé entendre que vous pourriez réparer
cette omission.
-------Etant membre actif du Cercle Algérianiste
de NICE et des Alpes Maritimes ( première association culturelle
des Français d'Algérie), je peux vous affirmer que notre
communauté a beaucoup souffert de désinformation et de diffamation,
et j'aurais aimé qu'à l'occasion de cette commémoration,
on parle du sacrifice de nos parents pour la Mère Patrie.
-------Je compte sur votre compréhension
et vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de mes sentiments
les meilleurs.
P.S. : Ci-joint une photocopie tirée de notre revue l'Algérianiste
n°67-Septembre 1994.
Bien entendu celui-ci ne m'a pas répondu.
-------Je demande à ma Présidente
du Cercle Algérianiste de Nice de lui envoyer une lettre recommandée,
mais on me répond que cela ne servira à rien.
ACTE II
-------Début juin
2001 je téléphone à la secrétaire de Monsieur
Y pour lui demander de venir assister à l'Assemblée Générale
de VERITAS Et en même temps je lui fais part de mon amertume vis-à-vis
de son patron.
"Vous faites erreur, Monsieur Y est très ouvert et il répond
toujours au courrier reçu, il est sensible aux remarques; vous
n'avez qu'à me faxer votre lettre ainsi que l'invitation au Congrès
VERITAS"
-------Ce qui fut fait,
lundi 11 juin. Bien entendu, pas de FR3 à notre réunion,
ni réponse.
-------A notre assemblée
Générale du Cercle je demande à nouveau une lettre
recommandée, on me promet de le faire.
-------Par sécurité je demande
à M. Cordonna d'écrire de même, au nom de L'UNC.
-------Malheureusement début
septembre aucune lettre n'a été expédiée
-------J'avertie par e-mail
le Médiateur de FR3 et lui dit que M. Y est impoli et qu'il méprise
la communauté PN.
-------On me répond que mon courrier
va lui être transmis.
Acte III
-------Le 11 janvier 2002,
au cours de la manifestation organisée par L'UNC et le Comité
de Vigilance et Riposte et le Cercle Algérianiste (1000 personnes)
je remets la lettre et les e-mails à M. GHIRENGUILI qui n'est pas
étonné du silence de FR3.
-------Le 18 mars les mêmes
comités organisent à l'Hôtel Westminster une conférence
de presse pour refuser la date du 19 mars comme date de "fin de la
Guerre d'Algérie".
-------Je me doutais que FR3 enverrait une
équipe, j'avais donc pris un double de mon courrier et des e-mails
et voyant X je lui demandais aimablement de les transmettre à M.
Y .
-------Je sympathise avec lui et j'apprends
que sa famille est originaire du Maroc.
-------Au cours de l'interview
de M. LIENARD Président de la FNACA j'entends celui-ci redire les
inepties chères aux "faussaires de l'Histoire": -"
La valise ou le cercueil " étant le slogan de L'OAS !
-------Je ne peux m'empêcher
d'intervenir et je lui dis mes quatre vérités devant la
caméra. Cette séquence ne sera pas retransmise le soir aux
Infos régionales (panne de caméra), mais une autre discussion
un peu plus tard.
-------Pendant ce temps j'accapare X et lui
dit que nous en avons marre d'entendre toujours les mêmes mensonges
et qu'il faut nous écouter, nous PN.
-------Je débite à toute allure
ma version de cette guerre, il n'en est pas trop surpris, à chaque
fois il opine de la tête et me dit" je le sais".
Mais soudain, il me demande "Pourquoi êtes-vous sûr que
les communistes en célébrant le 19 mars se réjouissent
de la victoire du FLN ?"
-------Je lui réponds
que les "cocos" ont aidé le FLN dès le 1°novembre
1954 et qu'ils n'ont pas hésité à poser des bombes
à Alger (La Cafétéria, entre autre) tuant leurs frères
PN.
-------Et je lui parle approximativement
de la phrase du" grand" Jean-Paul Sartre qui encourageait les
fellaghas à tuer les PN.
-------Je vois dans ses yeux qu'il marque
le coup: " En avez-vous la preuve?"
-------On se quitte et je lui promets de
le rappeler avec la phrase exacte.
Le soir même à 18 heures au cours de notre assemblée
du Cercle Algérianiste je raconte cet épisode, on me promet
de trouver la phrase et le livre d'où elle est tirée
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ACTE IV
-------Dès mercredi
matin j'ai les renseignements grâce à M. ROSA et M. BEL ainsi
que Jean-Paul SOLER qui me donne la revue (la mienne est à Golfe-Juan
chez mon beau-père), j'appelle FR3, on me répond d'appeler
le lendemain matin de 9 h. à midi.
-------Jeudi matin 9 H;
30 je rappelle: " M. X est en réunion ".
11 H. 30 après une longue attente j'arrive à le joindre
je lui lis la fameuse phrase de J.P. SARTRE citée dans le numéro
95 de l'Algérianiste:
"Abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups,
supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: reste
un homme mort et un homme libre"( Préface de " Les damnés
de la terre " de Frantz FANON)
"C'est terrible me dit-il, mais je ne peux vous parler plus longtemps,
rappelez-moi à 16 heures je suis en tournage"
-------A 16 heures 05 je le rappelle, visiblement
je le dérange, "Que voulez-vous que je fasse ?"Et je
repars de ma tirade "Donnez-nous la parole, nous avons des choses
à dire (refrain de J.P.Gavino que j'ai subitement dans la tête)"
je le supplie de faire quelque chose pour nous.
Peut-être pour se débarrasser de moi, il me dit" Je
vais essayer de parler du 26 mars, si je ne vous envoie pas d'équipe,
j'en parlerai au Journal"
Heureux, je pars à la conférence du Docteur PEREZ et j'arrive
juste avant qu'elle ne commence.
-------Là M. LUCCIONI me donne lui
aussi sur un bout de papier la dite phrase, je lui dis que tout est OK,
X va parler du 26 mars!
Le lendemain je vais chercher chez M.BEL l'allocution de Jean-Louis SIBEN
qui sera lue le mardi 26, à la messe et je l'envoie à X
avec un petit mot, en espérant qu'il recevra mon courrier lundi.
ACTE V
-------Lundi 17 heures 10, une gentille voix
féminine me téléphone: M.CUESTA ? Xde FR3, je vous
appelle de la part de Y !
Je tremble de joie! Il est de parole!
-------Après lui avoir expliqué
le programme des deux commémorations, elle me dit qu'elle préfère
venir à la messe de 11 h. et me donne rendez-vous à 10 heures
avec les témoins rescapés de la fusillade et documents.
Je les ai, mais pas les témoins, je téléphone sans
arrêt avec l'excitation que vous imaginez à toutes mes relations
PN jusqu'à 21 heures un quart, pour trouver des volontaires et
les convaincre de venir.
-------J'entends les mêmes remarques:
ce n'est pas la peine, à FR3 ils sont cocos, ils vont nous fusiller!
-------Après de nombreux
coups de téléphone, je réussis à avoir cinq
promesses pour le lendemain.
-------J'y suis dès
9 H. 50, j'aperçois René LACOMBE que j'avais supplié
de venir la veille car il est le seul à avoir entendu les balles
siffler au dessus de sa tête. Il sort de l'église en colère,
prêt à repartir : "comme toujours quand j'arrive, il
n'y a personne et je ne sais pas où me garer"
J'insiste pour qu'il reste et le dirige vers le parking du Port, pendant
que j'attends les autres personnes.
-------A 10 H. 10 tous mes témoins
sont là ainsi que pas mal d'autres PN, mais pas de journalistes.
-------Le doute s'empare de moi et bien sûr,
j'entends "ils ne viendront pas"
-------Et soudain je vois arriver une voiture
de FR3, deux jeunes filles accourent en s'excusant du retard dû
aux bouchons de la "prom".
Après un brouhaha typiquement PN où tout le monde veut parler
en même temps malgré les injonctions de Gabriel CONESA, ce
qui embrouille encore plus X qui met beaucoup de bonne volonté
pour essayer de comprendre la situation à l'aide de photos géantes
sur panneaux, aimablement apportées par M. LORE.
-------Elle et sa cameraman s'isolent au
Port pour interroger René Lacombe qui sera un témoin bouleversant.
-------Jean-Pierre FERRER qui arrive en dernier,
lui aussi aura un témoignage important car il prouve à X
la préméditation de ce "Crime sans assassins"
un gradé lui aurait dit en ouvrant le barrage vers 14 h.50"
Allez-y passez vite, avant que cela ne commence"
-------A 11 heures trente
X entre avec moi dans l'église, elle est étonnée
du grand nombre de fidèles et écoute le bouleversant sermon
du Père SCOTTO qui lui rappelle ce que je venais de lui dire devant
la caméra quelques minutes plus tôt, on se regarde d'un air
entendu.
-------Et au bout d'un moment
peut-être bouleversée par ce qu'elle a entendu depuis plus
d'une heure ou l'ambiance de l'église, elle me souffle "ce
que vous devez souffrir en ce moment, avec tout ce que l'on dit à
la Télé !"
-------Et là aussi j'ai senti de la
compréhension dans son regard.
-------Elle ajoute "Pour le 5 juillet,
on s'y prendra plus tôt, téléphonez-moi au moins 15
jours à l'avance"
-------Message encourageant pour notre recherche
de la Vérité, elle et X font partie d'une nouvelle génération
de journalistes qui veulent tout savoir et comprendre ce que leurs aînés
et parents leur ont caché.
-------A 17 heures, je retrouve
au nouveau square CHARLES MIRABELLO tous les amis et PN venus assister
à la remise de gerbes, je conseille au maximum de personnes de
regarder les Infos Régionales à 19 heures, en redoutant
que le reportage ne nous "démolisse pas" car je savais
qu'il y aurait des coupures et parfois elles peuvent être meurtrières.
-------A 19 H. 15 la délivrance
les interviews sont coupés mais judicieusement pour créer
des enchaînements, les photos bien exposées font éclater
la grandeur du carnage tout est parfait, du travail de pro.
-------Ma femme et moi sommes
soulagés pour une fois la Télé a parlé de
nous favorablement, c'est un grand pas vers la recherche de la Vérité,
plus tard à 20 heures TF1 fera aussi un reportage remarquable de
sincérité.
-------Les temps changent!
-------Il me tarde d'être
à la mi-juin pour préparer le reportage du 5 juillet avec
X et Geneviève de TERNANT, et je lui parlerai de l'Armée
d'Afrique
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