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Fronton, le 23 juin 2005
Monsieur Michel VAUZELLE
Président du Conseil Régional
Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Monsieur le Président,
Lors d'un récent voyage en Algérie, au cours
duquel, en présence de M. Colin de Verdière. Ambassadeur
de France à Alger, vous avez signé, au nom de la Région
que vous présidez, un accord d'amitié et de coopération,
vous avez livré à la presse algérienne vos observations
sur les 130 ans de présence française dans ce pays.
Quoi de blâmable à cela, si ce n'est votre commentaire sur
la loi d'Etat française du 23 février 2005 portant reconnaissance
de la Nation en faveur des rapatriés : " II est saugrenu de
donner un aspect positif aux actes inadmissibles de la colonisation "
(sic).
II est facile de toréer, en ayant pour cap les médias auxquels
le taureau n'a pas accès, mais, au contraire, il faut du courage
pour accepter de des-cendre dans l'arène afin de combattre à
armes égales.
Alors, à quand, Monsieur le président, un débat à
la télévision avec VERITAS pour expliquer aux Français
quel était le rôle exact de vos amis, socialistes et communistes,
surnommés les " porteurs de valises " ?
Auriez-vous le courage, Monsieur le Président, de leur dire qu'ils
quêtaient et transportaient des armes pour le FLN, ennemi de la
France, qui servaient pour mieux tuer le petit soldat français
?
Aujourd'hui, comment les hommes politiques entendent-ils rendre hommage
à leur propre pays ?
Est-ce en laissant insulter les Harkis, soldats français, par un
ancien chef terroriste FLN qui, sans la France pataugerait
encore dans les marécages de la Mitidja, des peaux de chèvre
comme chaussures et vêtu de haillons ?
Est-ce en recevant, à la Télévision française,
Mme Zorah Driff, poseuse de bombes, ayant fait de nombreux morts et blessés,
condamnée à mort puis libérer par De Gaulle ?
Est-ce en la laissant cracher abrupte-ment son venin de mensonges au vu
et au su de milliers de téléspectateurs français
?
Est-ce ainsi que vos amis politiques, qu'ils soient socialistes, communistes
ou gaullistes, défendent l'honneur de la France ?
Auriez-vous le courage d'avouer aux Français que leur idole, Charles
de Gaulle, a violé de multiples fois sa propre Constitution, notamment
le 8 avril 1962, en refusant aux Français d'Algérie le droit
de se prononcer sur leur propre destin alors que tout vote sectoriel est
légalement entaché de nullité ?
Auriez-vous le cran de reconnaître que Charles De Gaulle a délibérément
violé l'article 89 de la Constitution Française lequel interdit
toute consultation référendaire lorsqu'il s'agit de l'intégrité
du territoire national ?
Pourriez-vous contester le fait que le Chef de l'Etat français
s'est ainsi rendu coupable de Haute Trahison ? Nieriez-vous aussi les
centaines de Français morts martyrisés, exécutés
par ordre du Chef de l'Etat ? Approuvez-vous le massacre, le 26
on vient récemment de soutenir une thèse sur la torture
durant la guerre d'Algérie à partir de documents sonores.
L'Université a enfin admis que cet ensemble de témoignages
était essentiel
II s'agissait de juger de l'intérêt des sources audiovisuelles.
Mais on remarquera que, quand on évoque les tortures de la
mars 1962, de femmes, d'enfants, de vieillards français défilant
dans la dignité en portant des drapeaux français et en chantant
la Marseillaise, abattus dans le dos par des armes françaises tenues
par une prétendue Force de l'Ordre Française ?
Pourriez-vous expliquer aux Français pourquoi, à Oran, le
5 juillet 1962, plus de 3000 Français furent poursui-vis, au faciès
blanc, et assassinés dans les conditions de la barbarie la plus
atroce alors que plus de 20 000 soldats français restaient consignés
dans leurs casernes par le Général Katz, agissant sur ordre
direct et express de Charles De Gaulle ?
Pourriez-vous dire aux Français que Charles De Gaulle n'a jamais
proposé au peuple d'Algérie les trois options auxquelles
il s'était engagé aux yeux du Monde, à savoir la
???? (mot à confirmer) , la coopération ou l'indépendance
?
Se contenter de nous bâillonner, ou de n'opposer à nos arguments
qu'un silence méprisant, ne serait pas autre chose qu'un aveu de
votre propre culpabilité.
A vous lire ou à vous rencontrer, Veuillez croire, Monsieur le
Président, à ma parfaite considération.
Joseph HATTAB-PACHA
Président de VERITAS
Ancien maire de la Casbah
Ancien conseiller général et dernier Président du
Conseil Municipal d'ALGER.
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